Rencontre avec le commissaire du 10ème

Rencontre avec le commissaire du 10ème et Ecoute 10  du 11 février 2021  avec :

– M. Chastrusse, commissaire du 10èm et les responsables d’Ecoute 10 (Major Prugneau et Mme Caroline Legros-Humblot)

– Equipe d’animation du CQ :  Daniel Grossin et Jean-Pierre Leroux

 

Principaux sujets abordés et réponses du commissaire

 

1.Non-respect des règles de circulation (rue Louis Blanc/place Jan Karski) 

Notre constat : beaucoup de véhicules persistent, certes en moins grand nombre, à emprunter le sens interdit de la rue Louis Blanc au niveau de la place Jan Karski. Des deux-roues motorisés venant de la rue Cail continuent à traverser la place où des enfants sont souvent présents. La piste cyclable entre la place Karski et le bd de la Chapelle est totalement occupée par des véhicules en stationnement, en particulier toutes les fins de semaine. Qu’en est-il de la demande de visio-verbalisation faite par la Maire du 10ème depuis plus d’un an ?

Réponse : ces problèmes font l’objet d’un suivi par les équipes de la BTC 10/18, ainsi que par celles des ASP qui assurent une présence presque chaque jour. L’association des commerçants tamouls a fait part d’une demande de places de stationnement pour sa clientèle, demande difficilement compatible avec les projets de réaménagement prévus par la ville dans ce quartier.

A propos de la visio-verbalisation, les demandes font l’objet d’une concertation entre la Préfecture de police et la ville. La prise de décision demande des délais assez longs. 

Concernant les consommations d’alcool sur l’espace public et en particulier sur la place Jan Karski, il est rappelé que l’interdiction de consommation d’alcool commence à 16 h dans ce quartier.

 

2.Les ventes à la sauvette autour de la station La Chapelle et dans la rue du fg St Denis

Depuis plus de 3 ans, nous évoquons ce problème qui continue à prendre de l’ampleur. Ces ventes à la sauvette se sont multipliées à partir de la station de métro La Chapelle et s’étendent maintenant jusqu’au bd de Magenta. Elles se déroulent sur le trottoir, surtout en fin d’après-midi et concernent différents produits (chaussures, cartes de téléphonie, cigarettes, mais aussi des produits alimentaires). Les ventes de cigarettes, concentrées initialement autour de la station La Chapelle, se sont développées au niveau de la gare du Nord et jusqu’au marché St Quentin et regroupent des dizaines de vendeurs. Qu’en est-il du nouveau dispositif permettant la verbalisation des clients acheteurs de ces cigarettes ? Quelle proportion de dealers de drogues parmi ces vendeurs ?

Réponse : la BTC 10/18 s’occupe en priorité de la lutte contre les ventes de cigarettes et les ventes à la sauvette. Concernant ce type d’infraction, il est possible de placer en garde à vue l’auteur de ce délit. La confiscation de la marchandise est possible, de même que sa destruction. Le recours à un procès-verbal simplifié est la procédure la plus utilisée, afin de pouvoir saisir et détruire concomitamment la marchandise des vendeurs. Des informations données par des habitants sur les lieux de stockage des paquets de cigarettes sont précieuses pour procéder à des saisies.

Depuis décembre 2019, la verbalisation des clients acheteurs de cigarettes est possible. Des verbalisations ont été effectuées. Besoin d’un flagrant délit, mais les acheteurs ne sont pas toujours solvables.

Concernant les ventes de drogues, le commissaire estime que le secteur autour de la station La Chapelle n’est pas la zone la plus impactée de l’arrondissement, la physionomie du quartier étant principalement dégradée par l’occupation abusive de l’espace public. 

 

3.Incivilités des groupes de jeunes

Ce problème récurrent se pose particulièrement à l’angle des rues Chaudron, Château Landon et du bd de la Chapelle : présences permanentes devant des portes d’entrées d’immeubles, salissures, trafics de drogues… Les habitants ont alerté le commissariat à plusieurs reprises, mais les troubles persistent. Par ailleurs un local commercial dont le rideau est partiellement ouvert est utilisé comme lieu de réunion, malgré le contexte sanitaire.

Le CQ avait suggéré la pose d’une caméra supplémentaire à l’angle des rues Château Landon et Chaudron en complément de celle implantée à l’angle des rues Chaudron et Aqueduc qui est, semble-il maintenant opérationnelle. Il avait demandé à la mairie la suppression du stationnement motos devant les 54, 56 et 58 rue Château Landon.

Réponse :  la situation est connue par le commissariat. Plusieurs passages de police sont prévus chaque jour. Une opération a eu lieu dernièrement dans un parking de la rue Chaudron. Il est possible maintenant de mettre en place des procédures prenant en compte la récidive. Après plusieurs procès-verbaux, cette procédure entraine une convocation au tribunal de police, voire à une interpellation. D’où l’intérêt à saisir « Ecoute 10 » ou le 17 en cas de problème.

Le commissariat va s’informer sur les activités qui se déroulent dans le local commercial de la rue Château Landon.

Pour faciliter le travail de la police, les copropriétaires ont intérêt à exiger de leur Syndic une autorisation permanente permettant à la Police de circuler dans les parties communes des immeubles.

 

  1. Harcèlement des femmes aux abords de la station La Chapelle

Beaucoup de femmes se plaignent d’être victimes de harcèlement dans le quartier La Chapelle. C’est un problème récurrent qui prend des formes diverses : regards appuyés, suivi jusqu’à la porte de l’immeuble, attouchements… Pas toujours facile de porter plainte, faute d’identification précise de l’agresseur. Mais nous savons qu’un dépôt de plainte a été effectué fin janvier au commissariat.

Par contre, nous sommes informés que beaucoup de femmes s’efforcent d’éviter le quartier, en particulier en fin de journée, en raison de la présence massive et permanente d’hommes

Réponse : Le commissaire indique qu’un seul fait de harcèlement de rue a été porté à sa connaissance pour le moment. Il s’agit toutefois d’une délinquance qui est le plus souvent peu révélée aux services de police (nécessité de se déplacer au commissariat, craintes de représailles…). Il invite les femmes victimes de harcèlement à déposer une plainte sans délai.  Cela permettra de mieux cibler le problème et d’y apporter la réponse policière adéquate (identification et interpellation des auteurs).

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